


Vous avez
décidé de lancer ou d'élargir une
activité commerciale en Israël.
Félicitations !
Vous devez maintenant choisir la structure juridique appropriée. La loi israélienne vous offre, principalement, trois options : rester en nom propre (indépendant), constituer un partnership ou créer une société à responsabilité limitée. Pour faire un choix, il vous faut analyser votre affaire, avec votre avocat, selon trois critères: juridiques, fiscaux et de gestion.
Les critères juridiques
Le principal critère
juridique
est relatif à la responsabilité personnelle du
créateur de l'affaire.
Lorsque vous restez indépendant ou que vous êtes
associé dans un partnership ordinaire, l'activité
commerciale vous engage alors personnellement vis à vis des
tiers. En cas de litige, vous risquez d’être
assigné directement. Vous êtes personnellement redevable des
dettes de l'affaire. Les risques juridiques en cas de cessation de
paiement de l'activité sont alors évidents.
Lorsque vous êtes actionnaire d'une
société ou associé (limité)
d'un partnership à responsabilité
limitée, votre
responsabilité est limitée au montant de vos
apports. Sauf fraude ou faute pénale, les tiers ne peuvent
vous attaquer personnellement en raison des agissements de la
société ou du partnership limité.
Il faut cependant faire réserve des banques qui exigent
souvent une garantie personnelle des créateurs de l'affaire.
Si les risques de votre affaire sont élevés, la structure de société est préférable. Si les risques sont faibles, restez indépendant ou prévoyez de vous associer dans un partnership.
Les critères fiscaux
Transparence ou opacité fiscaleUn indépendant et un associé d'un partnership ordinaire bénéficient de la transparence fiscale. Les pertes et profits de l'activité en nom propre ou en partnership lui sont directement attribués. En revanche, la société - et non l'actionnaire - est redevable de l'impôt sur les bénéfices nés de l'activité.
Les taux d'impositionS'agissant des taux d'imposition, les revenus attribués à un particulier sont imposés par tranches à taux progressif, le taux marginal le plus élevé atteignant 49%. Actuellement, le taux d'imposition des sociétés est uniforme (à partir du premier shekel de bénéfice) et se monte à 32%. Ce taux devrait diminuer et atteindre 30% d'ici 2007. Les dividendes versés aux actionnaires sont imposés à un taux de 25%. Le taux d’imposition global des bénéfices de la société, apr`s distribution aux actionnaires, est donc égal à 49% (32% puis 25%).
En pratiqueLe choix de la meilleure
structure dépend du niveau de
bénéfices envisagé et de la
distribution ou du réinvestissement de ce
bénéfice dans l'activité:
1. Lorsque le
bénéfice envisagé est faible, rester
indépendant ou associé d’un partnership
est la solution optimale. Lorsque le bénéfice
prévu est élevé, les structures
juridiques sont équivalentes (voir cependant le second
principe). Dans l’avenir, avec la diminution du taux
d’imposition des bénéfices des
sociétés, la structure de
société sera privilégiée.
2. Lorsque le
bénéfice est distribué, il est
préférable de rester en nom propre ou en
partnership (absence de double imposition, au niveau de
l’activité puis au niveau du
bénéfice distribué). Lorsque le
bénéfice est réinvesti dans
l’affaire, la structure la plus favorable est la
société.
Il faut cependant émettre une réserve :
lorsqu’un particulier dispose de crédits
d’impôts ou de déductions fiscales
spécifiques, pour des raisons personnelles (dues par exemple
à sa situation familiale ou à son lieu de
résidence ou
d’activité), rester en nom propre peut
s’avérer la meilleure solution.
Dans tous les cas, il est important de bien préparer ses
prévisions financières et de prendre conseil avant le
début de l’activité.
Dans l'article suivant, nous analysons les critères de gestion qui vous aideront à faire un choix entre les différentes structures proposées.